Maigrir : quel régime choisir ?

Contrairement à ce que l’on entend ici ou là, les Français ne sont en rien lassés des régimes. Incités par la quête d’une meilleure santé, poussés par le désir d’être mieux dans leur corps, ils veulent voir rapidement fondre les kilos qu’ils jugent en excès. Faut-il utiliser un régime spécial ?

Aujourd’hui, nous baignons dans ce no man’s land des régimes où rien n’est cru, rien n’est suivi, rien n’est audible. La présence continue de spots publicitaires n’arrangeant rien en la confiance que la population peut avoir en la nutrition, la vraie. Essayons de remettre du sens dans tout ça.

Pas de régime spécial mais un régime adapté

Quand j’entends les patients, mes amis ou mes proches discuter de santé, de régime, de surproids ou d’obésité, force m’est de constater que mincir reste une quête sacrément répandue.

Un souhait permanent qui, toutefois, s’accompagne d’une exigence nouvelle : conscients de s’être fourvoyé dans des régimes pas toujours orthodoxes ou pas forcément efficaces sur la durée, nombre de personnes souhaitant entamer (ou reprendre) un amaigrissement veulent que celui-ci soit mesuré, modéré, sain, en un mot « équilibré ».

Pas de trash, pas de régime spécial ou farfelu, pas de mono-alimentation, pas d’extravagance nutritionnelle : le règne du bon sens renaît.

Un constat est flagrant aujourd’hui : le surpoids s’impose comme l’un des problèmes majeurs de santé publique de nos sociétés développées. Et inutile de se voiler la face : c’est l’augmentation de la consommation calorique qui provoque ce surpoids.

En l’espace de trente ans, aux États-Unis, la consommation alimentaire quotidienne est passée de 2 000 à 2 600 calories. Durant la même période, les experts ont observé 40 % d’augmentation du nombre de personnes atteintes de surcharge pondérale.

Il n’y a pas de recette, méthode, régime spécial, médicament ou boisson magiques capables de faire perdre dix kilos en dix jours ad vitam aeternam sans péril pour la santé. Seuls, j’insiste, une pratique nutritionnelle équilibrée, un régime savamment étudié et équilibré, des menus scientifiquement élaborés portés par une vision globale équilibrée, donnent des résultats fiables.

Trop de craintes et de contraintes

Comprendre comment et pourquoi on maigrit permet d’éviter de se lamenter sur la lenteur de la fonte des kilos, voire sur les raisons d’une reprise de ceux-ci, phénomènes normaux dans tout régime (effet yoyo).

Derrière toute demande d’amaigrissement se cache donc, dans la plupart des cas, une attente personnelle, intime, qu’il est important de déceler, mettre au jour, puis satisfaire. C’est ce qui arrive lorsqu’une personne me consulte en vue d’obtenir une perte de poids modérée : sa volonté de maigrir va bien au-delà du chiffre inscrit sur la balance.

Comprendre comment et pourquoi on maigrit permet d’éviter de se lamenter sur la lenteur de la fonte des kilos, voire sur les raisons d’une reprise de ceux-ci, phénomènes normaux dans tout régime.

Les craintes, comme les contraintes, lorsqu’on veut entamer et gagner la bataille contre les surplus superflus, il faut les éli-mi-ner !

Suivre un régime avec succès implique de se sentir à l’aise avec lui, d’où les échecs régulier d’un régime spécial, trop spécial qu’il est diffcilie de suivre. Autrement dit, plus on modifie sa façon de manger, plus on bouleverse ses habitudes nutritionnelles et son mode de vie sous prétexte d’entamer une cure d’amaigrissement, moins on a de chances d’obtenir un succès.

Trop de contraintes tue la motivation. L’expérience m’a montré que la réussite d’un régime passe par la préconisation de techniques simples, correspondant à nos réflexes ou nos modes de fonctionnement alimentaires. Bref, en adéquation avec notre façon de manger.

Or, en 2015, qui se nourrit encore comme il y a trente ans ? Parce que nos modes d’alimentation ont été sacrément bousculés, il faut que les régimes s’adaptent. Proposer des méthodes d’amaigrissement incapables de prendre en compte ces évolutions des habitudes et mentalités, est aussi inopérant qu’inefficace et frustrant.

Maigrir : régime spécial ou adapté ? Dr Jean-Michel Cohen

Mais le hic de tous les régimes équilibrés proposés jusqu’ici était d’imposer un pensum quotidien : le calibrage extrêmement précis des aliments !

Ce calcul, aujourd’hui le public le rejette massivement. Car il le vit comme une servitude, un esclavage même, rompant tout lien avec le plaisir alimentaire.

Faire ses courses de manière raisonnée, observer de très près sa nourriture, apprendre à cuisiner, y passer du temps, être patient, peser et calculer la moindre calorieFace à ces corvées, combien d’entre ceux ayant envie de mincir ne sont-ils pas alors simplement tentés de… supprimer un repas !

De plus, l’être idéal que les médias ou les autorités rêvent de mettre au point ne correspond en rien à l’individu lambda qui, lui, aime le tarama bien gras, les kebabs, le vin, les plats roboratifs, la charcuterie, et j’en passe. Le hiatus est énorme entre le portrait-robot de cet humain pur et la réalité des attentes qui sont les votres.

Docteur, pourquoi je ne maigris plus ?

« Docteur, avant de vous rencontrer, j’ai tout essayé. On a commencé un nouveau régime ensemble depuis des mois et il a fonctionné, mais là, depuis des semaines, je fais du surplace. Qu’est-ce qu’il m’arrive ? Pourquoi je ne maigris plus ?« 

On le voit : le poids dépend à 80 % d’éléments impossibles à faire changer, mais à 20 % de cette graisse dont nous essayons de nous débarrasser. Ce qui explique ses multiples possibilités de modification ou de stagnation.

Il suffit de manger plus salé, d’être constipé, de subir des variations de température, de transpirer (ce qui va diminuer ou augmenter l’eau qui circule dans le corps) pour transformer de manière aléatoire les 80 % que nous mesurons sur la balance, nous empêchant dès lors de contrôler notre amaigrissement, qui s’effectue seulement sur la graisse.

Les résultats d’une méthode d’amincissement sont donc meilleurs au début qu’au milieu ou vers la fin, parce que, progressivement, nous dépensons de moins en moins d’énergie au fil de la perte des kilos. Un phénomène d’autant plus difficile à gérer que, plus le régime avance, plus notre lassitude s’accroît et notre motivation se réduit.

Il ne faut pas oublier la nécessité de revenir le plus doucement possible à une alimentation normale. C’est, dans un régime, et encore plus dans un régime spécial qui modifierait trop vos habitudes, ce qui rend la stabilisation difficile, si tant est qu’elle existe.

Plus la restriction est longue et difficile, plus elle entraîne une forte frustration, qui finira par se décompenser de manière désordonnée.

Dès lors, comment conserver le même poids toute sa vie alors que nous mangeons de façon désordonnée des aliments différents, que nous bougeons de façon irrégulière, que nous prenons des médicaments, que nous vieillissons ?

Un régime n’est pas un long fleuve tranquille

Dans le cas d’une personne sujette au surpoids, les sensations se décalent au gré des régimes, et les individus ayant le plus besoin de maigrir sont précisément ceux qui perdent le plus rapidement cet automatisme d’équilibre. Une des premières erreurs commises lorsqu’on s’inquiète d’arrêter de maigrir, c’est en fait de perdre la capacité à évaluer ce que l’on mange.

On a beaucoup culpabilisé les patients en leur reprochant de ne pas suivre leur régime s’ils n’obtenaient pas de perte de poids. Cette attitude accusatrice me sidère. Car revenir à ses habitudes alimentaires antérieures est un mouvement quasi naturel lorsque l’on suit un régime spécial (ou même classique).

Il est normal, humain, de trébucher de temps en temps au cours d’un régime ; aussi ne vous en inquiétez surtout pas : la seule chose qui compte c’est de conserver toujours en tête son objectif, de se convaincre de sa réussite, de se montrer patient, de persévérer.

Si vous décidez de perdre du poids, vous connaîtrez des phases de doute, de rage peut-être, de désillusion, mais sachez qu’elles sont normales tant il est difficile de remettre en question les idées reçues et les habitudes alimentaires ancrées dans les familles depuis des générations. Sachez, a contrario, que ces périodes ne doivent jamais vous conduire à baisser les bras.

Un régime, en soi, n’est pas une partie de plaisir, même si je m’efforce de concserver dans ma méthode de nombreuses plages de plaisir.

Mais lorsque vous aurez atteint votre objectif initial, lorsque vous constaterez dans le regard de vos parents, de vos proches, de vos amis combien l’image qu’ils ont de vous a changée, lorsqu’ils vous le diront de vive voix, lorsque vous-même vous admirerez dans un miroir la nouvelle silhouette qui sera la vôtre, imaginez le bonheur que vous éprouverez !

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A PROPOS

Jean-Michel Cohen
Jean-Michel Cohenhttps://www.savoirmaigrir.fr
Dr Jean-Michel Cohen est Médecin-nutritionniste, auteur, créateur du programme "Savoir Maigrir" et intervenant régulier dans les médias.
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