Quelles sont les 9 limites planétaires ?

Même si le concept des 9 limites planétaires suscite encore des débats d’experts, il est de plus en plus communément repris par les scientifiques. Il définit des seuils de tolérance que l’humanité ne doit pas franchir afin d’éviter des modifications trop brutales de l’environnement et de la stabilité de nos écosystèmes.

Même si l’inaction climatique demeure criante, il n’y a pas que le climat qui devrait nous mobiliser ! La réduction des émissions de gaz à effet de serre et la lutte contre le réchauffement climatique ne constituent qu’un aspect des actions à entreprendre pour soulager la planète afin qu’elle demeure habitable. Il y a bien d’autres domaines dans lesquels la Terre est malmenée par la prédation humaine : biodiversité, pollution plastique, eau douce, utilisation des sols…

Qu’est-ce qu’une limite planétaire ?

C’est dans cet état d’esprit qu’en 2009, une équipe de 29 scientifiques du Stockholm Resilience Center avaient étudié les processus qui régulent la stabilité et la résilience du système Terre. Ils sont partis de l’idée que, depuis plus de 10 000 ans, tout au long de l’holocène, la Terre est restée dans un état stable, et que si certaines limites venaient à être franchies, nous pourrions assister à un changement d’état de l’écosystème planétaire.

Ils ont alors proposé une mesure quantitative des 9 limites planétaires dans lesquelles l’humanité peut continuer à se développer et à prospérer. Ces limites planétaires répondent donc à cette question complexe : « jusqu’à quels seuils le système Terre pourra absorber les pressions de l’Homme sans compromettre les conditions de vie de l’espèce humaine ? ».

Les 9 limites planétaires ont fait l’objet d’un documentaire fascinant, disponible sur Netflix, présenté par David Attenborough et intitulé Notre planète a ses limites : L’alerte de la science.

Notre planète a ses limites : L’alerte de la science – Netflix

Je recommande ce film de 75 min qui explore, un par un, les seuils critiques à ne pas franchir pour assurer à la fois la stabilité de la planète et l’avenir de l’humanité. Il propose les solutions que nous devons urgemment mettre en place pour protéger les mécanismes du système Terre qui sont indispensables à la vie (spoiler : on n’est pas en avance !).

Un concept qui fait de moins en moins débat

Le concept des 9 limites planétaires suscite encore pas mal de débats parmi les scientifiques, mais il a été reconnu et adopté à de nombreux niveaux nationaux et européens, voire internationaux avec l’ONU. 

En France, il est de plus en plus régulièrement repris par des auteurs et experts comme Arthur Keller, Pablo Servigne ou Aurélien Barbeau, pour montrer que la lutte contre le réchauffement climatique est loin d’être la seule menace qui pèse sur la Terre.

Ainsi, rien qu’en 2022, deux des 9 limites planétaires ont été franchies, selon le rapport du groupe d’étude de Stockholm publié dans la revue de référence Nature (en anglais). Il s’agit de la limite de la pollution chimique et plastique et de celle du cycle de l’eau douce.

Seules 3 des 9 limites planétaires n’ont pas été dépassées

Sur les 9 limites planétaires établies, six d’entre elles ont d’ores et déjà été franchies en 2022 :

  • Le changement climatique
  • L’intégrité de la biosphère (érosion de la biodiversité)
  • Les perturbations biogéochimiques (cycles de l’azote et du phosphore)
  • Les modifications des écosystèmes terrestres (affectation des sols)
  • La pollution par des nouvelles substances (chimiques, plastiques…)
  • L’utilisation de l’eau douce
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Les 9 limites planétaires

Sur les 9 limites planétaires que l’humanité ne doit pas franchir, à l’échelle mondiale, pour éviter des modifications trop brutales de notre environnement, il ne reste plus aujourd’hui que trois limites, qui sont, selon le groupe d’experts de Stockholm, difficiles à mesurer avec précision :

  • L’acidification des océans
  • La réduction de la couche d’ozone stratosphérique
  • La concentration des aérosols dans l’atmosphère

Franchir une limite, c’est prendre le risque d’un effet « boule de neige » de transformations, irréversibles, qui bouleverseront l’équilibre de la planète et la viabilité de l’environnement.

Une preuve supplémentaire de l’urgence d’agir pour ménager la Terre en diminuant considérablement les ressources qu’on y puise. Peut-on se donner collectivement les moyens d’assurer la stabilité de notre écosystème. ?

A PROPOS

Philippe Monteiro da Rocha
Philippe Monteiro da Rochahttps://www.aujourdhui.com
Passionné de psychologie positive, Philippe est responsable éditorial d'Aujourdhui.com. Adressez-vous à lui si vous avez des compliments ou des critiques à faire...
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