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dimanche 3 décembre 2023

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Carences, maladies… Quels sont les dangers d’un régime ?

Quels sont les dangers d’un régime ? « Tu as maigri, tu n’es pas malade ? » Ou encore : « Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Pourquoi tu as maigri ? » Parfois, la perte de poids semble liée à une manque de santé et à l’inverse, un surpoids peut-être signe de bien-portance. En suivant un régime varié et équilibré, vous ne courrez aucun risque, hormis celui d’aller mieux !

Quels sont vraiment les dangers d’un régime ? Jeter le bébé avec l’eau du bain est, dès que l’on touche l’alimentation, une attitude fréquente. À côté de ceux prêts à tout, donc à suivre des régimes délirants ou acquérir des produits soi-disant miracles et inefficaces voire nocifs pour perdre du poids, il existe une autre catégorie de personnes qui, elles, estiment les régimes en eux-mêmes dangereux.

Ne les entend-on pas dire que « untel est aujourd’hui malade parce qu’elle a trop suivi de programmes minceur », que « bidule fait tellement attention à sa nourriture qu’il va s’en ruiner la santé », que toutes les méthodes entraînent des carences donc sont perverses, etc., etc. Comme tout et son contraire est proféré et colporté à ce sujet, faisons un point en se posant quelques questions simples.

Les carences sont-elles réelles ?

Parmi les dangers d’un régime, on évoque assez régulièrement les carences entraînées par la baisse des apports. Première remarque : compte tenu du fait que la quasi-totalité des Français ne respecte pas les consignes alimentaires prodiguées par les divers instituts chargés d’émettre des recommandations nutritionnelles, force est d’admettre que les carences existent même sans régime associé, et ce chez de nombreuses personnes.

Il est donc difficile et injuste d’incriminer uniquement les cures d’amaigrissement.

Mon expérience m’a appris que les périodes de régime ne durent pas chez la majorité des gens. Bien sûr, certains spécialistes du sujet se « disent » en permanence en phase « je perds des kilos », mais ils ne sont pas aussi réellement impliqués qu’ils le clament et pensent.

En moyenne, si je m’en réfère aux statistiques obtenues par le biais de mon site Internet, je constate qu’environ 60 à 70 % des internautes inscrits pour suivre un régime ne le pratiquent pas plus de trois à quatre mois.

Ce qui explique qu’en pratique médicale quotidienne, j’ai rarement observé de carences significatives liées au suivi d’un régime. En clair, les déperditions en fer, les faiblesses en vitamine D, les chutes de magnésium, de calcium sont aussi fréquentes chez les adeptes des cures minceurs que chez ceux qui n’en font pas.

En tout cas, les différences ne méritent pas qu’on s’y arrête. Aussi, ceux qui agitent ce chiffon rouge ne le font pas toujours pour des raisons purement médicales (pression de l’alimentaire, chapelles médicales, phénomènes de mode, marketing, presse).

La destructuration de l’alimentation

Une infime partie de la population adopte un modèle alimentaire totalement désorganisé sous prétexte d’être au régime. Dans ce cas, bien sûr, elle peut rencontrer des problèmes. Mais ceux-ci se sont-ils pas d’ordre plutôt psychologiques (pourquoi succomber à des méthodes irrationnelles ?) plus que nutritionnels ?

Le véritable défaut des régimes tient au fait que, pour des raisons marketing dont tout le monde se voit un peu responsable, nous sommes conduits à suivre des méthodes différentes les unes des autres, lesquelles contribuent à déstructurer l’alimentation, à créer des tabous et des tics alimentaires.

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Avec, sanction finale, la conséquence de pousser chacun à ne jamais manger comme il le devrait ou l’aimerait, mais selon des croyances ou obligations qui provoquent de l’insatisfaction et conduisent à manger plus encore. Or, là encore, ce n’est pas le régime en lui-même qui est à dénoncer, mais la manière dont la société le digère mal et se dérègle seule.

Il suffit de réfléchir quelques secondes pour constater combien nous nous imposons des interdits, eux-mêmes dangereux alors que les régimes, eux, ne le sont pas intrinsèquement. Combien de rumeurs erronées ont la vie dure !

Qui n’a jamais entendu et sacrifié aux « il faut manger plus dans la journée que le soir », « les féculents sont interdits au dîner », « il ne faut pas consommer de fruits au repas mais plutôt entre les repas », sans oublier le fameux et déjà évoqué « Interdit de sauter le petit déjeuner ».

Or ne cessons jamais de le redire : la seule façon efficace de maigrir consiste à diminuer la ration d’énergie qu’on absorbe, sans toucher aux minima, ce qui pourrait être dangereux, mais cela n’a riend à voir avec les dangers d’un régime qui ne sont pas évident à mettre en place par rapport au fait de ne pas le faire.

En appliquant ce postulat de base, le taux de succès variera évidemment d’une personne à une autre, suivant la cadence, la patience et la motivation de chacun. Et les résultats ne peuvent être définitifs – en dehors de quelques situations que je détaillerai plus loin – sans une surveillance accrue pendant de longues périodes. Mais ce ne sont donc pas les régimes en eux-mêmes qu’il convient de dénoncer.

En cas de reprise de poids ?

La notion de « petite reprise de poids » ou de « régimes modérés à intervalles de temps régulier » n’est peut-être pas aussi négative que ce que nous, praticiens, avons imaginé durant des années.

En vérité, nous avons peur que les dangers d’un régime ne soit pas dans un régime mais dans des régimes et les cascades de régimes suivies par des reprises de poids systématiques suscitent chez l’être humain une amplification du tissu gras qui se transformerait en réceptacle de stockage des graisses susceptible d’entraîner des obésités.

Eh bien, une enquête montre que non. Réalisée par le Pr John Deanfield (1 273 personnes suivies sur soixante ans), publiée dans le Lancet Diabetes and Endocrinology, cette étude dévoile que perdre des kilos pendant une période, même si on en reprend ensuite, améliore le système cardiovasculaire.

Donc qu’au final une diminution du poids, même temporaire, peut avoir des effets cardiovasculaires bénéfiques à long terme. On pourrait donc envisager de compter l’obésité et le surpoids en « années obésité ou surpoids », comme on compte le tabac en « année tabac » afin d’en évaluer les dangers.

Comme quoi, une vérité ou une peur d’un jour n’est plus celle des années qui viennent. En matière de régime comme dans bien d’autres. Aors, toujours peur de vous mettre au régime ?

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A PROPOS

Jean-Michel Cohen
Jean-Michel Cohenhttps://www.savoirmaigrir.fr
Dr Jean-Michel Cohen est Médecin-nutritionniste, auteur, créateur du programme "Savoir Maigrir" et intervenant régulier dans les médias.
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