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samedi 27 novembre 2021

Maigrir : pourquoi c’est plus dur pour les Femmes ?

L’égalité des sexes en matière d’amaigrissement n’est pas toujours de règle. À alimentation identique, à la fois en nature et en quantité, l’homme va maigrir des fesses ou du ventre plus rapidement que sa compagne. On tente de vous expliquer cette injustice flagrante ?

Au bout de quelques mois de régime, l’homme pourra se féliciter d’avoir, par exemple, 10 kilos en moins quand la femme se désolera d’en n’avoir perdu que 5.

Les femmes plus « grasses » que les hommes ?

Attention à ne pas mettre en parallèle deux entités non comparables. Parce qu’il peut y avoir des sensibilités très différentes entre deux femmes, mais encore parce que, entre la femme et l’homme, le nombre de points qui diffèrent est considérable.

L’organisme féminin possède une masse graisseuse plus importante que son homologue masculin. 22 à 25 % contre 17 % chez l’homme. Cette distinction se traduit par un capital de cellules graisseuses (adipocytes) plus important.

La prise de poids est donc plus risquée chez la femme car son potentiel de stockage est beaucoup plus fort. Par voie de conséquence, le déstockage (amaigrissement) est forcément plus difficile et surtout plus long.

Par ailleurs, la masse musculaire des femmes étant beaucoup plus faible que celle des hommes, elles dépensent moins d’énergie.

Pour maigrir des fesses, maigrir des cuisses ou des bras, la femme aura alors plus d’efforts à fournir.

Pourquoi maigrir des fesses ou du bas du corps

Chez la femme, la répartition de la masse graisseuse et le plus souvent de type gynoïde (au-dessous de la ceinture, d’où la volonté de maigrir des fesses ou des cuisses), avec une une éventuelle complication cellulitique. Chez l’homme, elle est plutôt de type androïde (au-dessus de la ceinture).

Cette topographie féminine particulière (hanches, fesses et cuisses généreuses) à une fonction naturelle bien précise : assurer une réserve énergétique en prévision d’une éventuelle grossesse ou d’un allaitement.

Le souci vital consistant à s’assurer des réserves pour le cas où surviendrait une famine ou une disette est aujourd’hui anachronique dans nos pays industrialisés, mais l’organisme féminin en garde encore souvent le réflexe ancestral.

Les cellules adipeuses du bas du corps, chez la femme, ont en fait des récepteurs particuliers, d’avantage “programmés” pour accumuler les réserves que pour les laisser partir. L’excès de poids éventuel, à ce niveau anatomique, est donc plus résistant à toute tentative d’amaigrissement.

Une sensibilité accrue aux hormones

Contrairement à l’homme, la femme, lorsqu’elle est en activité génitale, est rythmée par son une production d’hormones. La puberté, la grossesse, un déséquilibre oestrogène-progestérone et la ménopause sont d’autant d’étapes à risques pouvant favoriser une prise de poids éventuelle.

Dans la période précédant le cycle menstruel, il peut y avoir une exacerbation de l’appétit ainsi qu’une tendance aux compulsions glucidiques, c’est-à-dire un fort désir d’aliments sucrés.

Cette période s’accompagnant souvent d’une petite tendance dépressive (chute de la sérotonine), le désir de sucre s’explique d’autant mieux qu’il contribue précisément à faire remonter le niveau de la sérotonine.

Il faut préciser que certains traitements hormonaux, lorsqu’ils sont mal conduits, peuvent aussi favoriser la prise de poids.

Un passé souvent chargé en régimes successifs

Les hommes entreprennent généralement leur premier régime amaigrissant entre 35 et 45 ans, lors d’une remise en question radicale, en même temps qu’ils renouent avec une activité sportive, arrêtent de fumer, changent de situation professionnelle et parfois même de vie conjugale.

Ils sont en quelque sorte “vierges de tout régime”. L’organisme réagit alors beaucoup mieux et l’amaigrissement persiste plus facilement.

Les femmes, en revanche, s’astreignent plus volontiers à des privations alimentaires, et ce, dès la puberté.

Elles partent en guerre avec l’idée de combattre certaines rondeurs dues à leur adolescence, mais aussi d’éliminer des surcharges hypothétiques qui sont la conséquence des standards des fitgirls que l’on retrouve aujourd’hui sur Instagram ou autres réseaux sociaux.

Vous voulez maigrir des fesses, des cuisses, des bras ? Dr Jean-Michel Cohen

Les années qui s’écoulent sont ainsi émaillées de régimes hypocaloriques à répétition, voire de régime hyperprotéinés ce qui est pire encore en termes de dégâts sur le métabolisme.

Au fil du temps, l’organisme se trouve donc agressé et échaudé par ces pertes de poids successives toujours suivi d’une reprise pondérale (effet yoyo), et leur instinct de survie met alors en route certains mécanismes de régulation dont l’objectif est de récupérer les graisses perdues, mais aussi et surtout de les consolider, créant ainsi une résistance à toute tentative d’amaigrissement ultérieure.

Pour mieux y parvenir, l’organisme va même souvent jusqu’à augmenter le nombre de ses cellules adipeuses de manière à pouvoir accumuler le maximum de réserves.

Et c’est ainsi qu’à une surcharge hypertrophique (les adipocytes se gonflent de graisse) s’ajoute une surcharge hyperplasique (création de nouveaux adipocytes).

L’organisme féminin qui a subi l’outrage des régimes successifs d’exclusions et de restrictions est forcément traumatisé.

Il lui faut donc du temps (parfois plusieurs mois) avant que le corps féminin ne fasse confiance au nouveau mode alimentaire que vous lui proposez (même si ce dernier est enfin équilibré) pour trouver de nouveaux repères et commencer à déclencher la perte de poids.

Il y a des carences protéiques chez les femmes

Contrairement aux hommes, les femmes “ne sont pas très viande”. Qui plus est, elles mangent beaucoup moins de fromage et sont facilement écœurées par les oeufs.

En somme, ces goûts et ces dégoûts font que la ration protéique est souvent insuffisante et se transforme en carence lorsqu’elles entreprennent des régimes hypocaloriques.

Il a été clairement montré qu’une insuffisance alimentaire en protéines empêche la diminution de la masse graisseuse de sortir de ses réserves et entraîne une résistance à l’amaigrissement.

L’impact du stress

Il arrive qu’à la suite de graves perturbations affectives (deuil, divorce, chômage…), le sujet féminin se mette à maigrir. Cela n’est en fait que la conséquence automatique d’une diète forcée.

On ne peut plus rien avaler parce que l’estomac est noué, mais cette situation n’est généralement que provisoire.

Face au stress, c’est plutôt la prise de poids immédiate, ou secondaire, qui est de règle. Le corps constitue des réserves par compensation à l’agression psychologique.

Dans ce cas, deux séries de facteurs sont en cause : les facteurs comportementaux et les facteurs biochimiques qui feront l’objet d’un prochain article.

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A PROPOS

Sybille Montignachttps://methode-montignac.aujourdhui.com
Sybille Montignac est diététicienne depuis 15 ans. Elle est la fille de Michel Montignac, le créateur de la Méthode qui porte son nom.

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