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samedi 17 avril 2021
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La graisse, ou comment définir le tissu adipeux

Voici le chapitre “C’est quoi la graisse” de mon livre “La méthode Cohen”. Ma stratégie de régime, c’est qu’il n’y a pas un régime ! En fait, il y a une galaxie de régimes à adapter pour éliminer le tissu adipeux qui s’accumule et aboutit à des situations de surpoids ou d’obésité.

La philosophie que j’ai toujours défendu est de conserver le plaisir et d’adapter le régime selon les différentes étapes de votre amaigrissement. Voici un chapitre complet de mon dernier livre que, j’espère, vous allez adorer.

La Méthode Cohen (First Editions), c’est une technique de régime qui allie objectif de perte de poids, apprentissage des bonnes habitudes alimentaires et éducation aux besoins physiques de notre corps (apport en énergie, calories, etc.).

Il n y a pas un régime, il n y a pas non plus de régime miracle, il y a une galaxie de régimes qui doivent être réadaptés au fur et à mesure de l’évolution de la perte de poids.

C’est quoi le tissu adipeux ?

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Contrairement à une idée largement répandue, la graisse du tissu adipeux peut être quasiment comparée à un organe, au même titre qu’un poumon, un cœur, un foie… Cette zone molle que nous pouvons attraper entre nos deux doigts est en réalité un tissu vivant.

Elle sécrète des hormones, subit des modifications tout au long de la vie, varie d’un individu à un autre. Le taux de graisse dépend entre autres de l’âge ou du niveau d’activité sportive.

Ces taux sont globalement plus élevés pour les femmes adultes (de 14 % pour les plus athlétiques à 31 %, avant le seuil d’obésité) que pour les hommes adultes (de 6 à 24 %).

Le tissu adipeux a une véritable utilité. Elle est une réserve énergétique qui sert fortement en période de famine pour délivrer les calories nécessaires à la survie. Elle est également un des moteurs principaux de la cicatrisation.

Tout savoir sur les adipocytes

Les cellules qui composent le tissu graisseux s’appellent les adipocytes. Elles sont six à dix fois plus grandes que les cellules habituelles de l’organisme et contiennent des lipides à l’intérieur.

Une fois le repas fini, le sucre et les lipides d’origine alimentaire circulent dans le sang pour rejoindre les adipocytes qui les transforment en tissu adipeux.

Ainsi, en cas de déséquilibre alimentaire, lorsque l’on mange plus que ce que l’on dépense, la taille des adipocytes augmente, le poids également et donc nous grossissons.

Au moment d’un régime, ou même d’un exercice physique, pour compenser la dépense d’énergie, les adipocytes libèrent leur stock pour être utilisé par les autres cellules comme un carburant. Le volume des adipocytes a diminué, le poids également : nous maigrissons.

Les adipocytes, la graisse a de la mémoire

Pendant longtemps, on a cru que notre stock d’adipocytes était défini pendant notre enfance et notre adolescence. On pensait que les adipocytes étaient des cellules qui grossissaient et qui maigrissaient sans variation de leur nombre.

Cette hypothèse était fausse car l’apparition de nouvelles cellules adipocytes peut survenir tout au long de la vie. C’est par exemple un phénomène fréquent au moment de la grossesse, mais aussi à beaucoup d’autres dates hormonales, telles que la ménopause, les prises de médicaments, mais aussi les cures amaigrissantes à répétition.

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Cependant, une fois apparues, même en cas de cure d’amaigrissement, elles ne disparaîtront pas. Cette augmentation du stock de cellules disposées à stocker des graisses rend la perte de poids plus difficile, d’où l’intérêt de ne pas démultiplier le nombre de régimes.

En fait, ces nouvelles petites cellules existent déjà dans notre corps, sans être définies comme des cellules de graisse.

Les variations du tissus adipeux préparent le corps à regrossir

Quand les graisses qui circulent sont trop nombreuses pour les adipocytes en circulation, elles se transforment alors pour servir d’espace de stockage supplémentaire.

La part de la génétiqueque j’explique très bien dans la vidéo, réside dans le nombre de cellules de graisse présentes dans le corps depuis la naissance jusqu’à la fin de la grande adolescence.

Mais on voit bien que les événements de la vie, en raison de l’existence de ces petites cellules qui peuvent se différencier en cellules de graisse, permettent à chacun d’augmenter son capital de stockage.

C’est ce qui explique que, même mince à l’adolescence, on puisse par la suite développer un surpoids ou une obésité difficile à contrôler. Mais cela explique aussi pourquoi on est plus à risque de développer une obésité ou un surpoids lorsqu’on a une génétique moins favorable.

Les différences homme-femme

Il y a une différence flagrante entre les hommes et les femmes au niveau de la composition corporelle. Une femme, de façon physiologique, est naturellement deux fois plus grasse qu’un homme. C’est injuste vous me direz !

La disposition de la graisse se situe essentiellement dans la partie basse du corps : le bas-ventre, les fesses, les hanches et les cuisses, ce qui est en fait une différenciation sexuelle.

Chez un homme, le tissu adipeux se concentre surtout sur la partie haute du corps depuis l’abdomen jusqu’à la nuque.

Le rôle de la génétique

Généralement, je précise qu’il s’agit là d’une moyenne, l’apparition d’un surpoids ou d’une obésité se manifeste exactement de la même façon. L’homme va grossir du haut du corps et la femme du bas du corps.

Voilà pourquoi une obésité du bas du corps est dite gynoïde, alors qu’une obésité du haut du corps est dite androïde. Cette définition a été utile pour apprécier l’état de santé. Bien-sûr, plus nous sommes gros, plus grands sont les risques pour la santé.

Mais la localisation du tissu adipeux reste l’outil principal pour définir la dangerosité d’un surpoids ou d’une obésité.

Ainsi un homme qui aurait une disposition du tissu adipeux comparable à celle d’une femme est moins « à risque » et inversement une femme qui aurait une augmentation dédiée vers le haut du corps serait plus à risque.

En effet, le tissu adipeux situé au niveau du haut du corps et dans l’abdomen se trouve au contact des organes les plus nobles, comme le foie, le pancréas, l’estomac. Les risques sont donc plus importants.

Mincir pour limiter les conséquences négatives d’excès de graisse

Cette graisse présente au contact des organes est intéressante car elle se libère plus rapidement que les autres graisses, mais inversement en se libérant dans le circuit sanguin, elle perturbe le fonctionnement du foie et l’action de l’insuline.

En avoir un peu est très utile, en avoir trop devient dangereux. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est plus difficile de perdre le tissu adipeux situé au niveau des membres ou des fesses, car elle ne se libère que plus tardivement.

C’est toute la difficulté des gens qui ont des culottes de cheval ou une graisse périphérique très importante, pour lesquels seul un temps long de régime sera efficace afin d’éliminer ces zones de graisse qui sont celles qui torturent le plus, notamment les femmes.

Tissu adipeux : le rôle des hormones sexuelles

Mais pourquoi la disposition harmonieuse de la graisse chez une jeune fille avant la puberté peut-elle brutalement changer au moment de celle-ci ?

La réponse réside dans l’intervention des hormones sexuelles. Les hormones sexuelles féminines agiront essentiellement au niveau des cuisses et des hanches, provoqueront la multiplication de ces petites cellules qui vont former plus tard les adipocytes, les cellules de graisse.

Une fois constituée, la disposition de la graisse ne changera pas jusqu’à la ménopause. À ce moment-là, la diminution de la sécrétion des hormones effacera le caractère spécifique de la disposition de la graisse.

Ainsi, il y aura une diminution des zones graisseuses sur les cuisses et les fesses au profit d’une répartition plus importante au niveau de l’abdomen : ce petit coussin sous le nombril qui hante les femmes au moment de la ménopause.

Assez curieusement, plus une femme est forte et plus elle conserve la disposition gynoïde de sa graisse.

En effet, le tissu graisseux a pour particularité de pouvoir transformer d’autres hormones en hormones féminines qui prennent ainsi le relais des ovaires qui ne sécrètent plus. Donc plus il y a de graisse, plus il y aura d’hormones féminines.

À l’inverse chez l’homme, les androgènes empêchent la formation des adipocytes. C’est donc le rapport entre les hormones sexuelles mâles et femelles qui va influencer la localisation de la graisse.

C’est un phénomène assez rapide que l’on observe chez les athlètes dopés avec de la testostérone. La génétique interviendra aussi puisque la définition des différents taux d’hormones est responsable de la définition de la silhouette.

On comprend également ainsi l’intérêt de l’activité physique qui, mobilisant plus rapidement la graisse abdominale, permet de réduire le risque sur la santé.

La graisse est indispensable à la vie

La graisse apparaît chez le fœtus dès la fin du troisième mois de grossesse, pour atteindre 17 % du poids de l’enfant qui va naître. Puis la quantité augmente, tant que l’enfant ne bouge pas, avant de diminuer progressivement pour revenir aux alentours des 17 % vers six ans.

Déjà à cet âge-là, la petite fille possède plus de graisse que le garçon, elle doublera après la puberté.

Les enfants des deux sexes ont une disposition de la graisse identique et c’est seulement à la puberté que la graisse corporelle va diminuer de moitié dans la partie inférieure du corps du petit garçon contrairement à la petite fille.

Cette graisse reste, pour la plupart des espèces, le seul système possible pour stocker des calories et les délivrer en cas de besoin, notamment d’absence de nourriture. La graisse a donc permis à l’humanité de survivre à la plupart des catastrophes.

À l’origine de l’espèce humaine, il est probable que la distribution de la graisse chez la femme se soit déterminée pour lui éviter la famine plus qu’aux hommes en raison de la nécessité de la maternité et de l’allaitement, tel que le rapportent les anthropologues.

Ce livre est le résultat de nombreuses années de recherches et d’observations, regardez bien la vidéo placée en milieu d’article, partagez-la et agissez sur votre santé grâce à votre alimentation !

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Jean-Michel Cohenhttps://www.savoirmaigrir.fr
Dr Jean-Michel Cohen est Médecin-nutritionniste, auteur, créateur du programme "Savoir Maigrir" et intervenant régulier dans les médias.

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